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Re¦üserves - copie

 

Les JO de Vancouver mettent en lumière la schizophrénie du Canada. En théorie, la hache de guerre est enterrée depuis belle lurette entre Ottawa et les chefs des quatre principales tribus qui possèdent encore une bonne partie de la Colombie-Britannique. Les trois mascottes comme le logo de Vancouver 2010 sont même officiellement un hommage aux premiers habitants des lieux. La réalité, pourtant, est différente ; une bonne partie des 60.000 Amérindiens encore présents dans la région estime avoir été trahie par ses propres représentants et par les autorités canadiennes, certaines de leurs terres ayant, selon eux, été illégalement cédées à l’approche des Jeux. Dans ce contexte, le « pavillon aborigène » installé au coeur de Vancouver prend un relief particulièrement grotesque : y pénétrer, c’est entrer dans une sorte de réserve moderne, où femmes et enfants – appelez-les squaws et papooses, évidemment – grimés comme dans un mauvais western vendent des peaux et des mocassins dont l’étiquette « Made in Taïwan » semble avoir été fraîchement décollée. Et la plume, on se la met dans les cheveux ?

 

Jean Berthelot de la Glétais

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