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Lutter contre le gaspillage alimentaire tout en permettant aux consommateurs d’acheter moins cher des denrées périssables, c’est l’idée géniale des créateurs de l’application Too Good To Go, très actifs en Nouvelle-Aquitaine.

La vie de Lucie Basch aurait-elle été totalement différente si elle avait tourné, ce jour-là, une rue plus tôt ? Peut-être. Nous sommes début 2016, la jeune femme passe devant une boulangerie et aperçoit le gérant en train de jeter des kilos de pain et de pâtisserie. Navrée par ce gâchis, Lucie demande à les récupérer. Le boulanger lui explique qu’il n’a pas le droit de les lui donner mais qu’il peut les lui vendre à un prix symbolique. « C’est ainsi qu’est née l’idée de Too Good To Go », explique Lucie Basch. « Je me suis dit qu’avec les moyens modernes de communication, il serait sans doute possible de mettre en rapport des commerçants sur le point de jeter des invendus et des clients désireux de les racheter à bas prix ».

30 % du prix initial

C’est, très précisément, le principe même de Too Good To Go : « pour l’utilisateur, c’est très simple. On se connecte, on voit autour de nous ce que proposent les commerçants partenaires et on va chez eux récupérer les produits, en payant en moyenne 30 % de leur valeur initiale », soit le plus souvent autour de 4 euros pour des colis d’une valeur de 12 euros environ. Sur chaque retrait, l’application prélève un euro et laisse le reste au commerçant. « Pour lui, le fonctionnement est également très simple : environ deux heures avant la fermeture, il convient d’indiquer de combien de paniers “surprise” il disposera. “Surprise”, car bien sûr on ne peut pas savoir à l’avance ce qui va partir ou non, mais les paniers doivent être d’une certaine valeur, précisée lors de la commande. Et si le commerçant voit qu’il lui restera moins que prévu, il lui suffit de retirer le panier de la vente. Si un utilisateur l’avait réservé, il reçoit un SMS le prévenant de ce retrait »

Bordeaux parmi les villes les plus actives

Née à Paris, l’application s’est rapidement imposée à Bordeaux, qui a été la deuxième ville de Province, après Lille, à l’accueillir. « Et c’est désormais l’une des plus actives », se félicite Lucie Basch. Chargée, précisément, d’animer le réseau Too Good To Go en Nouvelle-Aquitaine, Élise Garcia compte déjà 4000 utilisateurs actifs et 70 commerces partenaires autour de Bordeaux. Bien plus en comptant Bayonne, Hossegor, Angoulême, Poitiers ou Biarritz, où l’application fonctionne aussi : « on part des zones de forte chalandise pour, ensuite, quadriller au mieux le territoire, notamment en banlieue », explique Élise Garcia. « Dans la région, Too Good To Go se développe bien notamment parce qu’on compte beaucoup de jeunes actifs guidés par des valeurs écoresponsables, ainsi que des commerces désireux de jouer le jeu », estime-t-elle. Restaurants, cafés, charcuteries, sushi shops, les enseignes sont effectivement nombreuses et diverses à permettre, d’ores et déjà, de lutter contre le gaspillage alimentaire tout en faisant des économies…

Jean Berthelot de La Glétais

Paru dans  Le Mag SUD OUEST

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