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C’est sous la bannière blanche du Comité olympique que les athlètes russes disputeront les JO, après l’exclusion de leur pays. Cette équipe neutre n’est pas une première…

Blanc, bleu et rouge : c’est sous ces trois couleurs que concourent, habituellement, les athlètes russes lors des compétitions internationales. On ne les retrouvera pas, cette fois, lors des Jeux d’hiver qui s’ouvrent le 9 février à Peyongchang, en Corée du Sud. Et pour cause : accusée d’avoir instauré un système de dopage généralisé, la Russie est provisoirement mise au ban de l’olympisme. Ce qui n’empêchera pas ses athlètes qui n’ont pas été personnellement convaincus de tricherie de concourir, mais ils le feront sous bannière neutre. En arborant les cinq anneaux olympiques plutôt que le drapeau de leur pays. « Cette décision est un mélange de “realpolitik” et d’application du principe d’universalité des Jeux », analyse Bénédicte Mathieu, journaliste et co-auteure de 1,2, 3 JO aux éditions Acte Sud. « Il y a d’un côté le pragmatisme, l’exigence de punir un pays qui institutionnalise la triche mais sans se priver de ses 150 millions de téléspectateurs potentiels. D’autant moins que ce pays a été l’organisateur des derniers JO d’hiver, à Sotchi en 2014, et sera celui du Mondial de football, en 2018… Et de l’autre côté, il y a le visage humain montré par le président du Comité international olympique (CIO), Thomas Bach. Avec la volonté de ne pas punir des sportifs à cause des soubresauts que connaît leur pays, donc de leur permettre de participer aux JO, quelle que soit la situation ».

Une tradition depuis 1992

Ce n’est d’ailleurs pas une nouveauté : même si c’est la première fois qu’une nation est exclue pour des raisons de dopage généralisé, le principe des équipes neutres ou olympiques existe depuis 1992, à Barcelone. Un an après l’explosion de l’URSS, 494 athlètes venant de douze anciennes républiques soviétiques concourent ainsi sous une bannière unifiée, revêtant des couleurs vertes et noires frappées des anneaux olympiques. Les Yougoslaves, eux, dont le pays est officiellement suspendu en raison de la guerre qui s’y déroule, sont 59 à défiler en blanc, sous la bannière olympique. En 2000, ce sont les quatre sportifs venus du Timor oriental, alors sous contrôle de l’ONU, qui sont considérés comme athlètes olympiques. Ils laisseront la place, douze ans plus tard à Londres à trois ressortissants des ex-Antilles néerlandaises, récemment dissoutes, et à un Sud-Soudanais, dont le pays n’a pas encore de comité olympique. En 2016 enfin, à Rio, dix athlètes venus du Congo ou de Syrie notamment avaient composé la première équipe de réfugiés, elle aussi sous la bannière olympique. Comme une manière, pour le CIO, de réaffirmer une forme de philanthropie qu’il revendique de longue date. Et qu’il perpétue donc cette année d’autant plus volontiers qu’elle lui permet de ne pas trop froisser la très puissante Russie…Capture d’écran 2018-02-14 à 14.58.31.png

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