Home

Benoît d’Argenlieu (à gauche) et son frère Géraud, fondateurs de Sports d’Époque DR

Le sport a son histoire, ses valeurs, sa propre petite mythologie et le rugby, en particulier, est porteur de mille et un faits d’armes; les résumer à un cliché serait évidemment réducteur, mais celui d’Yves du Manoir dit déjà bien des choses. La classe de l’ancien capitaine de l’équipe de France, gentleman s’il en est dans ce sport de voyous, saute aux yeux et c’est, en partie bien sûr, ce qui a convaincu Benoît d’Argenlieu de fonder avec son frère Géraud, il y a quatre ans, la société Sports d’Époque. « Je trouvais qu’Yves du Manoir avait une gueule folle sur les photos. L’homme, évidemment, polytechnicien, pilote d’avion, disparu à 24 ans, était exceptionnel et les valeurs dont il était porteur nous ont touché. Rééditer son maillot était, finalement, une manière de rendre hommage à ces valeurs et de les prolonger, un peu. »

Le « 18 mai 1927 », date de la dernière sélection de du Manoir, naît quelques mois plus tard. Il est le premier d’une série de maillots emblématiques, dont le « Tour premier coq », le « France 1924 » ou le « Stade Bordelais 1899 » sont d’explicites exemples. Après plusieurs expériences dans le marketing sportif, Benoît d’Argenlieu fait peu à peu grandir sa société sans renier l’esprit originel; « Tous nos maillots ont une signification, ils véhiculent les valeurs du sport auxquelles nous sommes profondément attachés, dont le courage, l’abnégation ou la générosité. »

Made in France

Ces valeurs, propres au rugby, Sports d’Epoque tente de les appliquer à son développement; repoussant la tentation d’une délocalisation low-cost. « Nous faisons fabriquer certains de nos polos au Portugal, mais la plus grande partie de nos maillots est produite en France, près de Pau », détaille Benoît d’Argenlieu, dont la petite entreprise familiale -en plus de son frère, son épouse est aussi de la partie- ne cesse de croître, et s’attaque à d’autres disciplines que le rugby. Le football, mais aussi les « Jeux du stade », en référence notamment à feue l’Union des Sociétés Françaises de Sports Athlétiques, sont aujourd’hui disponibles. Et la société yvelinoise a noué des partenariats, non seulement avec les clubs de rugby dont elle propose des maillots (Toulon, Toulouse, La Rochelle, etc.), mais aussi avec le Musée national du sport. De quoi imaginer un bel avenir pour Sports d’Époque, une croissance raisonnable et raisonnée qui se heurte aujourd’hui à un premeir écueil; la taille des locaux sangermanois de l’entreprise, qui devra bienbtôt déménager…

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s