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Eo

La défaite à domicile face à Valenciennes aura donc été fatale à Georges Eo.Limogé hier, le technicien est le deuxième entraîneur de la saison à faire les frais des piteux résultats des Canaris.Le duo Der Zakarian- N’Doram le remplace pour tenter de sauver ce qui peut encore l’être.

Si l’instabilité se mesure au nombre d’entraîneurs qui défilent sur banc de touche, il est facile de comprendre que ces dernières années ont été plutôt sombres au FC Nantes- Atlantique. Alors qu’entre 1960 et 2002 les Canaris n’avaient connu que 6 entraîneurs, ils sont aujourd’hui 5 à s’être succédé depuis lors. Après Raynald Denoueix, dernier technicien champion de France avec Nantes (2001), Marcos, Amisse, Le Dizet et Eo ont ainsi successivement pris les rênes de l’équipe première, secondés pour les deux derniers nommés par Michel Der Zakarian, qui hérite aujourd’hui du bébé. Japhet N’Doram, jusqu’ici directeur sportif, sera le deuxième axe d’un attelage auquel on souhaite bien du plaisir, tant la mission semble délicate, pour ne pas dire impossible.

Le calme avant la tempête

Après une embellie à Toulouse et devant Nice (victoires 4-0 et 1-0) pour les 19e et 20e journées, on pensait les Canaris sortis de l’ornière et en route vers le maintien. Les arrivées de Pieroni et de Barthez, conjuguées à des qualifications en Coupe de France face à Guingamp, Amiens et Lille, semblaient annoncer enfin des lendemains qui chantent, mais les défaites à Troyes (1-0, 21e journée) et devant Lorient (0-2, 23e journée) avaient déjà largement fragilisé un Georges Eo définitivement condamné par un camouflet infligé par Valenciennes, samedi à la Beaujoire (2-5). Après Serge Le Dizet, viré en septembre dernier, les Vert et Jaune voient donc un autre technicien remercié par Rudy Roussillon, président à la dérive d’un bateau qui n’en finit plus de couler.

Barthez en première ligne

Les joueurs, même eux, ont de plus en plus de mal à y croire. « Pour le maintien, c’est quasiment mission impossible », reconnaît ainsi, défaitiste, le milieu de terrain Emerse Faé. A trois points du premier non-reléguable, il reste pourtant un espoir aux Nantais. Fabien Barthez, d’ailleurs, refuse de capituler « Mathématiquement, tout est encore jouable, estime le « divin chauve ». Cela ne dépend que de nous et de personne d’autre. Il faut vraiment que l’on reste entre nous et qu’il n’y ait pas de langues de pute entre nous, sinon on va dans le mur. Ce dont on a besoin, c’est de 24 guerriers. » Des propos forts à l’image d’une personnalité qui ne s’est jamais cachée, et qui peut être l’un des meneurs de la fronde dans les moments difficiles. Il y a urgence, pour Nantes, mais aussi pour tout un football français qui ne veut pas croire que ses Canaris puissent descendre en L2.

Jean Berthelot de la Glétais

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