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IniqueSuspendu deux mois par la commission de discipline de la LFP pour un geste involontaire sur le Sedanais Stéphane Noro, l’attaquant Pierre-Alain Frau,soutenu par son club, le PSG, va sans doute faire appel d’une décision qu’il estime « très sévère ».

Pierre-Alain Frau ne rejouera pas avant le 23 décembre.Le verdict, cruel bien que non sans appel possible, est tombé jeudi et sa sévérité laisse pour le moins perplexe.Rappel des faits : samedi 14 octobre,Parisiens et Sedanais s’affrontent quand,en fin de première mi-temps,Frau,premier buteur de cette rencontre – finalement remportée 4-2 par son club –, ne parvient pas à freiner son élan et percute violemment Stéphane Noro. Le milieu sedanais s’écroule, les ligaments croisés sont touchés, et sa saison est presque terminée puisque Noro manquera six mois au moins.Fort logiquement, l’arbitre expulse « PAF », lequel reçoit ainsi le premier carton rouge d’une carrière exemplaire,toujours empreinte de fair-play et de bon esprit. Trahi par son engagement,Frau prend très vite des nouvelles de sa victime,et dans les jours suivants aucun malentendu ne plane sur le caractère accidentel du geste du Parisien. « Ce n’est pas intentionnel de ma part, expliquait Frau juste après la rencontre.Je l’ai d’ailleurs dit de vive voix à Stéphane Noro au téléphone et il en est conscient.Ce n’est pas dans ma philosophie de donner des coups sur un terrain. Tout cela me secoue un peu.Je tiens à présenter mes excuses au joueur ainsi qu’au club de Sedan.»

Un geste involontaire et malheureux

Une version confirmée, trois jours après le match, par Noro lui-même. « C’est un geste malencontreux, confiait le milieu ardennais. Frau n’est pas un joueur méchant, tout le monde le sait. Il a conscience de son geste et sait ce qu’il a fait, cela m’a fait plaisir qu’il appelle pour prendre de mes nouvelles.» Encore un exemple pour Paris L’affaire, dès lors, paraissait entendue et la sanction, logique, de Frau semblait devoir se calquer sur les standards en la matière,soit une suspension de deux à quatre matches. D’où la légitime surprise des proches du dossier à l’énoncé du verdict et des dix matches de châtiment.Ainsi le PSG se disait- il « très choqué par la sévérité extrême de la décision injuste ».Pierre-Alain Frau,lui,avouait son désarroi à l’énoncé du verdict.« Je suis conscient que je méritais une sanction, j’ai blessé un joueur,mais deux mois,c’est lourd,déclarait-il hier. Je suis déjà malheureux d’avoir fait mal, alors en plus devoir s’entraîner deux mois sans faire un match,ça risque d’être dur psychologiquement, même si je suis conscient que ça l’est plus encore pour Stéphane Noro.Je pense qu’on a voulu faire de mon cas un exemple.» Exemple.Le mot est lâché.Comme jadis dans l’affaire Le Guen, premier joueur suspendu lourdement pour avoir blessé un adversaire (Coridon en l’occurrence),comme avec le cas Fiorèse,privé de trois matches pour simulation, fait unique,le PSG a l’impression de prendre pour les autres et de payer sa surmédiatisation.Victime du zèle à géométrie variable des arbitres contre Lyon,Sochaux,voire Marseille, le club de la capitale vit des relations compliquées avec les instances cette saison,et l’affaire Frau n’est certainement pas de nature à apaiser les ressentiments.

Jean Berthelot de la Glétais

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