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Corée du NordPerdre, dans un Mondial, n’est pas forcément infamant ; le trophée ne revenant qu’à une équipe, les 31 autres n’ont pas toujours à rougir. Les défaites de certaines sélections, pourtant, laissent plus de traces que d’autres…

Un sélectionneur viré après un Mondial raté, voilà qui n’a rien de surprenant ; de nombreuses formations ayant été sorties dès le premier tour vont ainsi changer d’homme fort dans les jours à venir, si elles ne l’ont déjà fait. En France, la débâcle sud-africaine a eu pour principale conséquence le départ de Jean-Pierre Escalettes, qui devrait être suivi, pour bien faire, de celui de Gérard Houllier, voire d’autres cadres de la FFF. Raymond Domenech, lui, quitte certes son poste de sélectionneur mais c’était, en revanche, prévu. Marcelo Lippi avait lui aussi annoncé qu’il ne serait plus le sélectionneur italien après le Mondial ; Cesare Prandelli lui succédera. Paul Le Guen, à la tête du Cameroun, a, lui, payé le mauvais parcours des Lions Indomptables, laissant un poste qui pourrait revenir à l’Allemand Lothar Matthaüs. Otto Rehhaggel, champion d’Europe en 2004 avec la Grèce, est lui aussi poussé dehors par sa fédération ; le Portugais Santos le remplace. Sven-Göran Eriksson, enfin, ne sera plus le patron de la Côte d’Ivoire ; tous ces départs-là ne sont pas très étonnants, aucune de ces sélections n’ayant passé les poules du Mondial 2010.

Capello viré ?

La démission de Javier Aguirre, elle, est plus surprenante ; le coach du Mexique avait pourtant réussi un beau parcours, sortant de la poule de la France et de l’Afrique du Sud pour tomber avec les honneurs contre l’Argentine en huitièmes. « C’est très clair, la tête qui émerge, le premier responsable, c’est moi. Je crois que je dois quitter le poste. C’est la solution la plus honnête, la plus judicieuse, et il le faut », a dignement commenté Aguirre. Très critiqué en Angleterre, l’Italien Fabio Capello, lui, pourrait être également contraint au départ dans les jours prochains : la déroute contre l’Allemagne (4-1), également en huitièmes, a manifestement laissé des traces. Takeshi Okada, le sélectionneur japonais, devrait lui aussi partir, en dépit d’une élimination au même stade mais aux tirs au but, seulement, contre le Paraguay…

Le Nigeria radical

Jusque-là, rien d’anormal ; à défaites sportives, conséquences sportives. Oui, mais le président du Nigeria, lui, ne l’a pas vraiment entendu de cette oreille ; il a tout bonnement suspendu son équipe de toute compétition internationale pendant deux ans ! Une décision inédite, motivée par la mauvaise image supposée laissée par les Super Eagles en Afrique du Sud. « Nous sommes allés à la Coupe du monde et y avons été confrontés à toutes sortes de problèmes. Nous pensons que nous devrions nous asseoir et commencer un travail d’introspection », a réagi le responsable du groupe de travail chargé de réfléchir à l’avenir du football nigérian. Un peu dur, sans doute, mais pas grand-chose comparé à ce qui attend les internationaux nord-coréens…

A la mine !

Défaits lors de leurs trois matches du premier tour, les joueurs de la Corée du Nord ont notamment concédé une raclée historique contre le Portugal (7-0). Manque de chance, ce match-là était le premier retransmis en direct à la télévision nordcoréenne depuis juin 2009, et aucun différé n’a donc pu atténuer la correction. « Nous avons échoué dans notre but. J’en demande pardon à notre peuple. Je ne pense pas que nous serons punis », avait rapidement espéré Kim Jong-hun. Le sélectionneur nordcoréen pourrait ne pas avoir été entendu ; selon son prédécesseur, Moon Ki-nam, qui a fui la dictature en 2004, les joueurs « pourraient être envoyés dans des mines de charbon », histoire d’apprendre un peu à vivre. Cette information, évidemment très difficile à vérifier tant la Corée du Nord est un pays fermé, semble toutefois corroborée par de nombreux observateurs, dont des médias japonais et sud-coréens. La Corée du Nord, qui s’était déjà signalée au Mondial en envoyant des figurants chinois faire la claque en Afrique du Sud – ses propres ressortissants n’ayant pas le droit de sortir de leur pays –, se serait donc une nouvelle fois signalée comme le paradis des droits de l’homme….

Jean Berthelot de La Glétais

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