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A Lyon la patrie indifférenteA Lyon la patrie indifférente bis

Lyon est entré dans l’histoire,hier,en devenant le premier club d’un grand championnat européen à collecter six titres d’affilée.Une performance remarquable pour un club sans doute en fin de cycle qui ne semble pourtant pas frapper les esprits,phagocytée,il est vrai, par l’actualité politique.Mais pas seulement…

« Ici, c’est la quatrième dimension… » Désabusés, les mots de Grégory Coupet répondaient aux sifflets imbéciles qui avaient sanctionné un match nul face à Rennes, mercredi. Les Lyonnais étaient pourtant, alors, certains d’être champions de France, ce qu’ils sont officiellement depuis samedi soir. Pour la sixième fois successivement, excusez du peu, performance unique au plan européen. Encore une fois, les Malouda, Abidal, Juninho, Cris et consorts ont écrasé toute concurrence et leur sacre à cinq journées du terme témoigne de la domination sans partage qu’ils exercent sur la Ligue 1. Mais, à l’image de leur public, les joueurs rhodaniens, rassemblés près d’Auxerre pour regarder le « décisif » Rennes- Toulouse, n’ont pas semblé apprécier leur titre à sa juste mesure. Souriants, mais loin d’être débordants de bonheur, les hommes de Gérard Houiller semblaient même mal à l’aise, comme si la petite sauterie faussement improvisée sonnait faux, à contretemps d’un groupe qui sait qu’il n’a plus d’avenir.

L’équipe type démantelée

Car, sans préjuger du futur, les joueurs lyonnais d’aujourd’hui ne seront sans doute pas ceux de demain. Juninho, Tiago, Coupet, Réveillère, Abidal, Malouda, Clerc et Berthod ont tous tour à tour fait part de leur envie de regarder ailleurs, alors que les départs de Diarra et de Caçapa sont déjà acquis. En fin de cycle, Lyon pourrait donc perdre son ossature, et Jean-Michel Aulas n’aura pas trop de 200 millions pour reconstruire. Mais fin de cycle ne veut pas forcément dire fin de règne et, au vu de la façon dont le président rhodanien a jusqu’ici mené sa barque, rien ne semble indiquer que l’OL ne sera pas de nouveau dominateur l’an prochain.

Et en Europe ?

Mais dominateur pour quoi faire ? Année après année, Lyon a progressé et conquis, donc, six titres de champion, échouant trois fois en quarts de finale de Ligue des champions avant, cette année, de baisser pavillon en huitièmes. Au-delà de cette régression dans les chiffres, Lyon n’a jamais livré d’épopée européenne comparable à celles de Saint-Etienne, de Marseille ou de Paris, ce qui explique, sans doute, la relative indifférence dont souffre Lyon. Tel est, sans doute, le plus grand défi qui attend l’OL dans les années à venir : parvenir à maintenir sa domination sur le pays tout en le faisant vibrer par des exploits européens. Les renforts à venir devront donc être d’un autre niveau que les Baros, Fred et Carew, singulièrement donc au poste crucial d’attaquant de pointe, où l’OL n’a jamais trouvé de successeur à Sonny Anderson. C’est à ce prix-là que Lyon gagnera ses galons de grand d’Europe. C’est aussi à ce prix que l’OL décrochera le seul trophée national qui lui manque encore : celui de la popularité.

Jean Berthelot de la Glétais

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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