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Le dernier tango d'un fou

 

Si Platini et Van Basten ont échoué, l’Allemand a guidé sa sélection à la victoire lors du Mondial 1990.

Si nombre de grands joueurs ont, après avoir terminé leur carrière, embrassé la carrière d’entraîneur de clubs, certains d’entre eux ont ensuite tenté l’aventure de la sélection nationale. Parmi ceux-là, seuls trois peuvent être considérés, objectivement, comme s’approchant de Maradona par leur charisme, leur palmarès ou l’influence qu’ils ont laissé sur le football : il s’agit de Franz Beckenbauer, Michel Platini et Marco Van Basten. Les expériences de ces joueurs de légende à la tête de l’équipe nationale de leur pays sont extrêmement différentes. Appelé en sauveur de la patrie après que la France n’avait pas participé à la phase finale de l’Euro 1988, l’actuel président de l’UEFA n’était pas parvenu à emmener les Bleus au Mondiale 1990, puis avait dû quitter l’Euro 1992 dès le premier tour, piteusement éliminé. Malgré une phase de qualifications parfaite pour le championnat d’Europe, le bilan de Michel Platini à la tête des Bleus est évidemment une déception. Marco Van Basten, lui, affiche entre 2004 et 2008 l’exceptionnel bilan de 35 victoires en 52 matches : les Pays-Bas, pourtant, n’ont pas su rééditer l’exploit auquel il les avait conduits lors de l’Euro 1988, perdant en huitième de finale de la Coupe du monde 2006 et en quart de finale du championnat d’Europe en juin dernier. L’exceptionnel buteur n’a donc pas échoué sur toute la ligne mais n’a pas, non plus, justifié toutes les espérances placées en lui. Franz Beckenbauer, enfin, est sans doute le plus grand défenseur de l’histoire du football. Meneur reculé, le «Kaiser» a su emmener deux fois la Mannschaft en finale de la Coupe du monde : en 1986 au Mexique et en 1990 en Italie, remportant cette dernière épreuve. Avec le Brésilien Mario Zagallo, Franz Beckenbauer est le seul à avoir remporté la Coupe du monde comme joueur puis comme sélectionneur. Maradona marchera-t-il sur les traces de celui qu’il affronta, précisément – mais lui étant sur le terrain -, lors de ces deux finales? C’est tout le mal qu’une bonne partie des amateurs de football souhaitent au «Pibe de oro».

Jean Berthelot de la Glétais

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