Home

AfriqueAfrique 2

Créée il y a six ans,Culture foot solidaire entend venir en aide aux jeunes footballeurs africains et freiner leur exode vers l’Europe.A l’occasion du colloque de l’association organisé hier à Enghien,FranceSoir vous présente Culture foot solidaire.

«Je courais sur la plage abritée des alizés…» Il y a quelques années, Goldman dénonçait dans sa chanson Le Coureur les conditions dans lesquelles des centaines de jeunes africains étaient emmenés en Europe et recrutés par des clubs de football. Pour les rares d’entre eux parvenant au sommet, une grande majorité est laissée de côté, subissant sans qualification et parfois sans visa la rude vie des sans-papiers. «Quand je suis arrivé en France, à 14 ans, comme tout jeune Africain, je suis resté sans papiers, sans rien. J’ai joué un temps à Avignon avant de venir à Paris, chez ma soeur. Comme je n’avais pas de papiers, je ne pouvais ni aller à l’école ni jouer au foot. Je ne pouvais rien faire, j’étais constamment à la maison. Alors un beau matin, j’ai décidé de rentrer au Cameroun. » Celui qui parle ainsi est loin d’être un inconnu. Il s’appelle Samuel Eto’o et fait aujourd’hui les beaux jours du FC Barcelone. Pourtant, comme bien d’autres, il a failli faire partie des laissés-pour-compte du miroir aux alouettes que peut être le football.

Contrôler l’exode

Alors, pour aider les jeunes Africains dans leur parcours d’apprentis sportifs, l’association Culture foot solidaire a été créée en 2000. Elle entend lutter contre ce qu’elle appelle « l’expatriation anarchique » et souhaite une plus grande régulation des exodes des sportifs. Elle a notamment mis en place un code de bonne conduite fondé sur des notions d’éthique et de développement durable. Concrètement, sur le terrain, l’action de l’association s’est traduite en 2001 par la création d’une académie de football à Kribi, au sud-ouest du Cameroun. Particulièrement touchée par l’exode des jeunes, la ville se voit doter d’une structure visant à respecter le rythme biologique de l’enfant. Dans la capitale du pays, à Yaoundé, c’est une Maison du jeune footballeur (MJF) qui a été mise en place. La structure entend informer les candidats sur le football professionnel et la réalité de l’expatriation, mais aussi éduquer les jeunes à d’autres domaines que le sport, et les accompagner si, à terme, ils souhaitent intégrer un club européen.

Soutiens institutionnels

Soutenue par des partenaires institutionnels comme le ministère français de la Jeunesse et des Sports, le conseil général du Val-d’Oise ou l’Union nationale des footballeurs professionnels notamment, mais aussi par des grands noms du football comme Aimé Jacquet ou Antoine Kombouaré, Culture foot solidaire organisait donc hier une conférence sur le thème du jeune footballeur africain en 2010. Un horizon que l’association espère plus juste et plus sain pour les sportifs du continent noir.

 

Jean Berthelot de la Glétais

 

 

Répondre

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l'aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s