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L1Pour six cents briques, t'as plus rien

 

Achetée 660 millions, la Ligue 1 se révèle aussi pauvre en buts que les saisons dernières.

De la valeur de la Ligue 1 tout ou presque avait été dit en début de saison. A quelques semaines de renégocier les droits de diffusion, les opérateurs laissaient entendre que le Championnat de France ne valait plus 600 millions d’euros par saison alors que la Ligue, et les clubs par la voix de Jean-Michel Aulas en particulier estimaient qu’il était, à ce prix-là, sousévalué. Partie, finalement, à 660 millions d’euros, la Ligue 1 n’a pas vraiment offert, cette saison, un spectacle digne des autres grands championnats européens. Comme l’an passé, la Ligue 1 s’inscrira comme celui de ces championnats où l’on inscrit le moins de but. La dernière journée fut d’ailleurs un exemple marquant: cinq des dix matches disputés samedi et dimanche se sont soldés par un score vierge, symbolisant l’ennui relatif d’un Championnat où l’on pense d’abord à ne pas perdre. L’affaire, pourtant, n’est pas si simple : les exégètes, ainsi, apprécient souvent autant de voir un bloc défensif efficace qu’un attaquant prolixe. Le grand public, en revanche, préfère des buts, mais sait reconnaître la valeur des gardiens du Championnat, dans leur ensemble les meilleurs d’Europe. Le fond du problème, cependant, reste la frilosité des entraîneurs français.

Récompense à la défense

Tous l’ont observé, bien jouer et marquer des buts n’offrent pas la garantie de bien se tenir en Ligue 1. Les équipes défensives, fermées, qui encaissent peu de buts sans en marquer beaucoup ont statistiquement bien plus de chances de parvenir à leurs fins dans notre Championnat. Le classement de l’offensive mis en place par Michel Hidalgo (lire cidessous) n’a pas porté ses fruits : jamais ou presque, dans le discours des joueurs ou des dirigeants, ce classement-là n’a été évoqué malgré les 20 millions de dotation, dont 16,4 doivent récompenser les équipes ayant marqué le plus en Ligue 1. Le barème prévoyait zéro point pour une défaite, un point pour un nul, deux pour une victoire à un but d’écart et trois pour deux buts d’écart. Plus que des aménagements ponctuels, c’est sans doute une révolution des mentalités qu’il faut à la France, d’autant que ce sont les Anglais, raillés il y a quelques saisons pour leur naïveté, qui ont tenu le haut du pavé européen en choisissant d’ouvrir le jeu et de privilégier l’attaque. C’est peut-être l’exemple à suivre.

 

Jean Berthelot de la Glétais

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