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Domenech pole¦ümique - copie

 

Jamais, sans doute, les critiques portant sur le sélectionneur n’ont été aussi virulentes que ces dernières semaines. Raymond Domenech mérite-t-il cet excès d’indignité ?

Etre sélectionneur expose, forcément. A la tête de l’équipe de France depuis 2004, Raymond Domenech le sait, qui a essuyé bien des tempêtes médiatiques sans en paraître, en tout cas publiquement, particulièrement affecté. Depuis quelques semaines cependant, les attaques se multiplient pour jeter le discrédit sur le sélectionneur, dans les colonnes du Parisien ou de L’Equipenotamment, deux quotidiens du groupe Amaury. Ces journaux ont, bien entendu, le droit de juger les choix du sélectionneur, mais le systématisme des critiques envers un technicien qui a tout de même emmené lesBleus en finale de Coupe du monde interroge. « Je ne mettrais cependant pas ces deux quotidiens sur le même plan », nuance David Garcia, journaliste et auteur de La Face cachée de“L’Equipe”. « Le Parisien défend un point devue et argumente, sportivement, alors que L’Equipe cherche traditionnellement un bouc émissaire, comme s’il n’y avait qu’un coupable àtout. »

« Avec le vent… »

A quelle stratégie, dès lors, correspond lacritique incessante des faits et gestes du sélectionneur? «L’Equipe court après l’opinion publique, croit savoir David Garcia. Echaudé par la “jurisprudence Jacquet”, le quotidien a attendu que Domenech devienne impopulaire, après l’Euro 2008, pour l’écorner. » « L’Equipe sent le vent tourner », confirme unancien journaliste du quotidien. L’opportunisme, à l’heure où les émissions de radio, notamment, se font de plus en plus l’écho d’un mécontentement croissant à l’égard de Domenech? « Il y a aussi une nouvelle direction de la rédaction qui souhaite revenir à plus de critiques et d’opinions », reprend cet ex-collaborateur. «Oui, mais cette direction ne souhaite pas se “salir les mains”, de peur des retombées, regrette David Garcia. En 1998, au moins, Jérôme Bureau avait assumé le parti pris. »

Désamour du public

Doit-on, dès lors, s’abstenir de toute critique envers le sélectionneur ? Evidemment non. France-Soir l’avait, à l’époque, constaté : Raymond Domenech a sa part de responsabilité dans le mauvais parcours desBleus à l’Euro 2008, comme il n’était pas étranger à la place de vice-champion du monde décrochée en 2006. En revanche, reprocher par exemple au sélectionneur den’avoir pas composé une équipe offensive contre la Roumanie alors même que les Bleus alignaient trois purs attaquants au coup d’envoi (Henry, Gignac et Anelka) n’est pas tout àfait honnête. Sans aller trop loin, ni attribuer aux journaux des rôles qu’ils n’ont pas, il semble évident que les attaques répétées entretiennent, à tout le moins, le désamour dupublic envers Raymond Domenech et ne contribuent pas à instaurer une atmosphère sereine autour de l’équipe de France.

 

Jean Berthelot de la Glétais

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