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L'OGC Nice en prison

Conscient de l’importance du sport en prison, l’OGC Nice mène des actions ponctuelles en milieu carcéral.

Le sport va-t-il devenir obligatoire en prison ? Les sénateurs, qui examinent depuis hier le projet de loi sur les prisons, ont d’ores et déjà ajouté au texte de Rachida Dati une obligation d’activités pour les condamnés, qu’elles soient culturelles ou donc sportives. Déjà très pratiqué au sein des établissements pénitentiaires, le sport tient un rôle primordial dans un milieu anxiogène. Sensibles aux problèmes rencontrés par l’univers carcéral, les dirigeants de l’OGC Nice mènent depuis plusieurs années des actions en faveur des détenus à la maison d’arrêt de la ville. « Nous avons notamment organisé un petit match entre les prisonniers et nos joueurs, explique ainsi Maurice Cohen, le président niçois, joint hier par téléphone. Il y a deux ans, nous avons aussi rencontré une quarantaine de détenus, avec Frédéric Antonetti, l’entraîneur de Nice. Nous avons eu l’impression de leur faire passer un moment agréable, malgré leur peine. »

Remonter à la surface

Sortant alors d’une situation sportive délicate, les dirigeants de l’OGC Nice avaient discuté avec les détenus de la meilleure façon de rebondir après un échec. «Y croire et ne rien lâcher, c’est ce qui nous a sauvés, avait alors assuré Frédéric Antonetti.» Parmi les détenus, la métaphore a visiblement porté ses fruits, comme l’explique William Donnart, moniteur de sport à la maison d’arrêt de Nice et responsable de l’opération. « C’est le message que nous souhaitions faire passer, confirmait-il hier. Comment remonter à la surface quand on est tout au fond ? Voilà une question que tous se posent, et la personnalité d’Antonetti, entraîneur charismatique au franc-parler reconnu, leur a permis de comprendre quelles valeurs peuvent les aider à s’en sortir. »

« Le sport est essentiel »

Les valeurs du sport, précisément, sont souvent utiles au personnel pénitentiaire dans son travail quotidien. « Le sport est essentiel, poursuit William Donnart, en ce qu’il permet aux détenus d’oublier un peu leur quotidien, mais surtout de pratiquer une activité encadrée, avec des règles bien précises qu’ils acceptent. Ils se voient aussi contraints de ne pas penser qu’à eux, de trouver des solutions collectives, ce qui rejoint le message que leur ont fait passer les dirigeants niçois. » Le succès de l’opération devrait conduire le club et la maison d’arrêt à reconduire ce genre d’initiative. «Nous sommes restés en contact et sommes prêts à participer à d’autres actions», confirme Maurice Cohen. En attendant, les moniteurs de la maison d’arrêt de Nice se sont appuyés sur d’autres activités sportives pour mener à bien leur travail d’accompagnement. « Nous nous sommes mis en rapport avec des organisateurs de marathons dans la région, explique William Donnart, et nous envoyons des détenus participer non seulement à la course mais aussi à l’encadrement de l’événement. » «En les responsabilisant, nous les aidons à retrouver l’estime d’euxmêmes », conclut-il.

Jean Berthelot de la Glétais

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