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Un homme et une femme

 

Monte-Carlo, rallye dont le départ a été donné hier, est le rendez-vous des professionnels mais aussi des amateurs du sport automobile.Aux côtés des Loeb et des Grönholm,se côtoient ainsi des personnages tels Brigitte et Jean-Paul Aymé,engagés pour la dix-huitième fois côte à côte dans cette épreuve mythique.

« Moi, jamais j’aurais fait un truc comme ça. C’est formidable de la part d’une femme… C’est formidable. Quel courage ! » Bien sûr, sans la voix de Trintignant, les mots ne résonnent pas de la même façon, mais ils pourraient être ceux de Jean-Paul Aymé évoquant sa femme, tant leur histoire rappelle celle d’Un homme et une femme. La course automobile, une passion exclusive, un amour absolu, aussi, comme on en voit dans les films et peu dans la réalité. « Il faut une grande osmose, c’est vrai, pour réussir ce que l’on fait », estime Brigitte Aymé. Car les époux Aymé ne sont pas tout à fait un couple comme les autres. A bord de leur Mitsubishi, ils ont entamé hier leur dix-huitième rallye de Monte-Carlo en commun. « De 1981 à 1997, nous avons participé à toutes les éditions de cette épreuve, explique Brigitte Aymé. Nous avons ensuite disputé le Tour de Corse entre 1998 et 2003, avant de poursuivre sur des compétitions moins prestigieuses. Si nous revenons cette année, c’est parce que le Rallye passe par l’Ardèche, notre département. »

35 ans de rallyes

L’Ardèche, précisément à Privas, là où tout a commencé il y a près de quarante ans. Comme dans les films, l’action débute par un moteur, « des moteurs même, précise Brigitte Aymé. Mes parents tenaient un garage, et préparaient les voitures des participants aux courses automobiles de la région. C’est ainsi que j’ai rencontré Jean- Paul, qui disputait des rallyes et qui allait devenir mon mari ». Un mari pour qui Brigitte fait rapidement des reconnaissances de circuit, avant de se glisser à ses côtés pour tenir le difficile rôle de copilote. Et depuis trente-cinq ans leur passion les conduit sur toutes les routes de France, et dévore leur temps libre.

Encore quelques années…

« Nous avons très peu de loisirs, et n’avons même pas eu le temps d’avoir des enfants. » Fatalistes, les mots de Brigitte Aymé ne sont pourtant teintés ni d’amertume ni de regret, « car nous avons vécu des choses si belles ». « Et puis il y a le danger, poursuitelle, incompatible avec le fait de fonder une famille. Nous ne pouvons pas nier, l’un comme l’autre, que l’adrénaline liée au rallye, la vitesse si grisante nous poussent à continuer la course. » Avec deux places sur le podium des amateurs au Rallye de Monte-Carlo (en 1997 et en 1998), les époux Aymé sont, bien plus que de simples curiosités, de redoutables concurrents dans leur catégorie. Et cet homme et cette femme qui disent avoir « toujours besoin de compétition » ne semblent pas près de donner le clap de fin de leur belle histoire. Peut-être une plage de Deauville serait-elle l’endroit idéal pour le faire, le bruit des vagues, et, bien sûr, une éternelle mélodie, « chabadabada »…

 

Jean Berthelot de la Glétais

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