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Homefront, l'ère nouvelle du jeu vidéo

 

Homefront, jeu de guerre mêlant anticipation et politique, vient de sortir.

2027, affaiblie par d’incessants conflits, l’humanité court à sa perte. Au bord de l’apocalypse, une poignée de résistants tente de survivre aux oppresseurs asiatiques qui ont pris le contrôle du monde. Il n’y a plus de moyens de communication, plus d’essence et presque plus rien à manger ni à boire. Est-ce là le scénario du dernier film catastrophe d’Hollywood ? Pas vraiment. C’est bien le début de la trame du dernier FPS (first person shoot, soit jeu de tir à la première personne) des studios THQ, Homefront. Et ce jeu illustre deux tendances lourdes du jeu vidéo contemporain : il mêle l’anticipation à la conscience politique et écologique, et a par ailleurs bénéficié de moyens dignes d’un blockbuster de cinéma. De plus en plus, en effet, les industriels du jeu vidéo savent s’adresser non plus à des adolescents ou à des enfants mais bien aussi, pour ne pas dire essentiellement, à des adultes.

Le scénariste d’Apocalypse Now à la baguette

A ce titre, THQ, l’éditeur de Homefront, a connu une évolution révélatrice : réputé pour des jeux plutôt enfantins (Barbie, Bob l’éponge, Ratatouille), le studio s’est tourné, ces dernières années, vers des jeux réservés aux plus de 18 ans (Saints Row, Conan, Darksiders). Qui dit adulte dit aussi, possiblement, citoyen : sans aller jusqu’à Food Force, le premier jeu vidéo humanitaire, de nombreux titres mettent en garde contre les dangers menaçant la planète (dont Crysis 2, lire encadré). Tous leurs scénarios ne se valent pas, mais il s’agit de moins en moins d’histoires bâclées par des écrivaillons : Homefront a ainsi été écrit par John Milius, coauteur d’Apocalypse Now. Il a aussi bénéficié, pour plus de vraisemblance, des conseils d’un ancien de la CIA. Si le budget total pour ce jeu n’a pas été révélé, il serait estimé à une quarantaine de millions de dollars (contre 100 millions pour le jeu le plus cher de l’histoire, Red Dead Redemption) et THQ a reconnu qu’il lui faudrait en vendre 2 millions pour qu’il soit rentable. Mission possible ? Par ses qualités de scénario, de rythme et de jouabilité, Homefront peut effectivement être l’un des plus gros cartons de 2011…

 

Jean Berthelot de la Glétais

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