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Huet

La star des Bleus se confie notamment sur le manque d’engouement pour son sport en France, avant de défier le Canada demain.

Il est le « Tony Parker » du hockey. Comme le meneur des Spurs, Cristobal Huet s’est fait un nom aux Etats-Unis et au Canada, principalement à Montréal puis à Chicago avec qui il est devenu le premier Français à remporter la Stanley Cup, le prestigieux championnat local. Meilleur gardien de NHL en 2005- 2006, sélectionné pour le All- Star Game la saison suivante, le gaucher de 35 ans aborde en joueur d’expérience les Mondiaux en Slovaquie, qui débutent vendredi.

FRANCE-SOIR Après une préparation mitigée (deux victoires, deux défaites), les Bleus défient demain les champions olympiques. Est-ce risqué pour la confiance en cas de lourde défaite ?

CRISTOBAL HUET L’essentiel, c’est de tirer des enseignements de ces matches. Les résultats importent peu, c’est le travail physique et tactique qui compte. Or dans une rencontre comme celle-là, face à une équipe qu’on retrouvera en poules aux Mondiaux et qui finira sans doute parmi les trois premières, les leçons seront sans doute nombreuses. Les Canadiens, même si tous les champions olympiques ne seront pas là, restent une référence.

F.-S. Une référence dans le jeu, mais aussi dans l’engouement populaire, que vous avez bien connu à Montréal notamment…

C. H. Ce pays, c’est la Mecque du hockey. Les patinoires sont magnifiques, les gens vivent pour le hockey, c’est fantastique d’avoir parfois 22.000 spectateurs. Mais il ne faut pas imaginer qu’en Europe, le public est moins bon ; je dirais même que, dans certains pays, il est plus supporteur, plus bouillant.

F.-S. Il y aura 15.000 spectateurs demain à Bercy. Avez-vous le sentiment que la France s’ouvre au hockey ?

C. H. Un peu, il y a même des villes comme Rouen, Grenoble ou Amiens où la passion pour ce sport est bien réelle. Mais je pense qu’il manque un club à Paris, par exemple, pour devenir la locomotive du hockey tricolore. Et puis il ne faut pas se leurrer, si l’équipe de France avait des résultats, comme en handball, le public suivrait. Aujourd’hui, notre seul objectif avec les Bleus, c’est de sortir du premier tour pour nous maintenir dans l’élite mondiale… Nous n’avons pas les moyens de viser une médaille.

F.-S. Stéphane Da Costa, qui vient de jouer son premier match en NHL, peut-il aider à l’essor de ce sport ?

C. H. Oui, il popularisera probablement le hockey en France s’il s’impose en NHL. Il a en d’ailleurs les moyens, je pense. Il a fait le bon choix en signant à Ottawa.

 

Jean Berthelot de la Glétais

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