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Avant d’affronter la Russie en quarts de finale de l’Euro 2007, ce soir à 21 h 30,Tony Parker fait le point sur sa progression et celle de l’équipe de France.Ambitieux,le meneur des Bleus espère plus que jamais que la France se qualifiera pour les JO 2008.

FRANCESOIR. L’engouement autour de vous et toutes les sollicitations dont vous faites l’objet durant cet Euro 2008 montrent que votre statut a définitivement évolué vers celui de star mondiale du basket. Est-il difficile de rester concentré sur vos objectifs sportifs dans ces conditions ?

TONY PARKER.Non, pas du tout. Pour l’instant, je ne pense pas du tout à cela, je reste uniquement concerné par la vie du groupe et par cette qualification pour les Jeux olympiques de Pékin. Nous n’aurons pas beaucoup d’occasions de participer à un tel événement, alors je ne veux surtout pas manquer cette chance. Quand on a commencé à goûter à l’équipe de France, les JO, c’est le sommet. Je me souviens de ceux de Barcelone, en 1992, avec la Dream Team américaine, c’est à partir de là que j’ai pensé que j’adorerais participer à un tel événement. Aujourd’hui vous en êtes aux portes.

Aviez-vous imaginé vivre une telle ascension sportive ?

J’avais des rêves, évidemment, comme tous les mômes qui s’imaginent devenir professionnels du basket, mais je gardais ces rêves pour moi. Je ne peux pas dire aujourd’hui « j’avais bien dit que je réussirais » car je n’aurais jamais pu imaginer vivre de si belles choses, avec les Spurs comme avec les Bleus. Sans l’imaginer donc, je rêvais de disputer les JO et de jouer en NBA.

Pour ce qui est des JO,rien n’est encore fait dans cet Euro 2007…

Non, et c’est frustrant, car ce Championnat d’Europe est bien plus relevé qu’un Mondial ou que des JO, justement. Ces compétitions ne sont dures qu’à partir des quarts, or nous avons dû batailler ferme pour arriver à ce stade. Il a fallu plusieurs fois nous remettre en question pour nous reconcentrer sur nos objectifs. Aujourd’hui nous en avons un qui est prioritaire : la qualification pour les JO.

Dans quel domaine les Bleus doivent- ils se remettre en question pour espérer battre la Russie ?

Il nous faut davantage penser à nous reposer sur la défense, car nous n’avons pas une grosse marge en attaque. Ce secteur-là est encore en construction, alors que nous nous savons forts défensivement. N’oublions pas que depuis deux ou trois ans notre défense est la meilleure d’Europe ! Mais je crois que nous avons une grosse marge de progression. Notre préparation avait pris deux semaines de retard à cause des soucis que nous avons connus, mais les défaites, notamment, subies jusqu’ici dans cet Euro nous ont beaucoup appris.

La victoire contre l’Allemagne constitue-t-elle un match référence ?

Oui, sans doute, mais il ne faut pas ressasser cette victoire, simplement s’appuyer dessus pour essayer de reproduire certaines bonnes séquences. On n’a pas changé grand-chose pendant ce match, simplement mes coéquipiers ont été plus agressifs, et surtout nous avons moins récité et plus joué. C’est cela qu’il nous faut retenir.

Vous-même semblez avoir gagné en régularité depuis l’Euro 2005…

Bien sûr, heureusement que je progresse ! J’avais mal commencé et mieux terminé en 2005, car j’étais fatigué, je crois que je m’étais un peu dispersé aussi. Je m’étais un peu ressaisi lors du match pour la troisième place que nous avions remporté (NDLR : 98-68 contre l’Espagne), mais j’avais avoué à l’époque que je n’avais pas été performant, et je me suis beaucoup remis en question depuis. Cette année, je suis mieux préparé, plus motivé sans doute et donc je suis plus régulier. Il faut dire aussi que l’ambiance dans l’équipe est fantastique, on prend tous beaucoup de plaisir.

Dans cette équipe,vous vous imposez enfin comme un leader…

Oui, là aussi, j’ai progressé grâce aux Spurs notamment, c’est là-bas que j’ai appris à mieux guider mes coéquipiers. Ici, mes partenaires en bleu m’écoutent plus qu’avant, sans doute, peutêtre parce que inconsciemment ils ont plus de respect pour mon parcours. Je crois surtout que c’est dû au fait que l’équipe a changé, nous avons tous le même âge et c’est plus facile de s’imposer. Et puis n’oublions pas que je n’ai que 25 ans ! Ce n’est tout de même pas un âge trop tardif pour commencer à être le leader d’une équipe.

Certains de vos coéquipiers font l’objet de critiques sur leur niveau de jeu depuis le début de l’Euro,notamment Frédéric Weis et Boris Diaw.Qu’en pensez-vous ?

Fred, je le défendrai toujours car il fait un travail de l’ombre fondamental pour l’équipe. C’est un mec super, qui s’est très bien adapté à une équipe plus jeune que lui et qui ne joue que pour le collectif. Il se moque de ses statistiques du moment qu’il est utile à l’équipe. Contre l’Allemagne, il a parfaitement défendu contre Nowitzki. Quant à Boris, je ne me fais pas de souci pour lui. Il monte en régime, et quand il retrouvera son tir extérieur il sera énorme. Pour l’instant, il prend des rebonds, fait des passes décisives, met des contres. C’est quand même déjà pas mal.

 

Jean Berthelot de la Glétais

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