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Parker, tombé

Relégué au rôle de remplaçant depuis le début des play-offs, Tony Parker brille quand il entre, mais cette situation inédite marque peut-être la fin de son aventure à San Antonio.

«Tu vois, Tony, ça c’est un banc. Et toi, tu vas t’asseoir dessus. » A dire vrai, on ne connaît pas exactement la teneur de la conversation entre Gregg Popovitch et Tony Parker, mais le fait est que l’entraîneur des Spurs cantonne bel et bien son meneur, jadis intouchable, au rôle de sixième homme depuis le début des play-offs et son retour de blessure. Quoi qu’il en ait pensé, en tout cas, et même si la mesure a pu lui sembler vexatoire, Tony Parker n’en a rien laissé paraître. « Je vais sortir du banc et tenir un peu le rôle que Manu (Ginobili, NDLR) avait avant. Je serai l’électron libre. Mais j’aurai le même temps de jeu que d’habitude », avait-il pronostiqué avant le premier match de ces quarts de finale de conférence contre Dallas. Bien vu : jamais titulaire, Parker n’en joue pas moins une trentaine de minutes par match et a même offert la troisième rencontre à San Antonio : avec 23 points, 5 rebonds et 7 passes, le Français a brillé dans le money time et étouffé Nowitzki et ses sbires.

« Rien n’est fait »

Avec 18 et 16 points lors des deux premiers matches, Parker n’est pas pour rien dans l’avantage pris par les siens sur les Mavericks (3-1). Il a certes moins brillé sur la dernière rencontre, hier matin (5 passes, 3 rebonds et 10 points), mais son équipe a su remonter un handicap de 15 points pour s’imposer sur le fil (92-89) et s’offrir un avantage presque décisif, à confirmer la nuit prochaine. « C’était vraiment dingue, assure Parker sur son site Internet. Mais il faut rester lucide. Rien n’est fait. Nous menons désormais 3-1, c’est vrai que nous venons de faire un grand pas vers les demi-finales. » « Mais la qualification n’est pas encore acquise. Il reste un match à gagner et Dallas ne nous le donnera pas. Ils n’abandonneront jamais », pronostique le meneur, qui sait que les Mavericks ne s’offriront pas en victimes expiatoires. « Ils viennent de prendre un coup de massue sur la tête. Mais il ne faut pas les enterrer. Si nous avons réussi à inverser la tendance, c’est parce que le public a répondu présent. Ils nous ont poussés j u s q u ’ a u bout. Au prochain match, c’est Dallas q u i p o u r r a compter sur ses supporteurs… »

« La richesse de l’effectif »

Pour ce prochain match, justement, Tony Parker ne veut laisser aucun espoir à Dallas : « On veut finir le travail. Il faut laisser le moins de chance possible à Dallas de revenir. Nous allons donc travailler sérieusement pendant deux jours pour faire en sorte d’en terminer avec cette série. » Une fois encore, le Français devrait débuter sur le banc avant d’apporter son savoir-faire, une situation qu’il assure prendre, une nouvelle fois, avec philosophie : « C’est la richesse de l’effectif des Spurs qui fait la différence. Pour ce game 4, c’était la soirée de George Hill (29 points) », avouet- il, beau joueur, en hommage à son rival. « Mais je n’oublie pas non plus le travail énorme réalisé par Antonio McDyess en défense sur Dirk Nowitzki. Si Nowitzki n’a pas eu son rendement habituel, c’est à cause de lui. A côté de ça, vous avez également Richard Jefferson ou encore Blair, qui a pris des rebonds o ff e n s i f s t r è s importants. »

Départ en fanfare ?

Si San Antonio passe en demi-finale de conférence, ce qui semble donc très bien parti, la franchise texane sera opposée à Portland ou à Phoenix, qui sont au coude-à-coude. Parker retrouverat- il, à ce moment-là, une place de titulaire ? Il est permis d’en douter, et le meneur se posera sans doute des questions sur son avenir chez les Spurs. Cela tombe bien, ses dirigeants s’en posent aussi. Avec George Hill, ils estiment être parés au poste de meneur et verraient d’un assez bon oeil le départ de Parker. A 27 ans, celui-ci bénéficie encore d’une grosse cote en NBA et pourrait permettre à San Antonio de faire venir un autre grand joueur, mais capable, lui, de s’imposer sous la raquette, là où Tim Duncan, 34 ans depuis quelques jours, est un peu seul. Est-ce la fin de l’idylle entre Parker et les Spurs ? Si c’est le cas, gageons que le meneur sera d’autant plus motivé pour quitter le Texas sur un quatrième titre NBA.

Jean Berthelot de la Glétais

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