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Sauf improbable retournement de situation, c’est Philippe Saint-André qui succédera à Bernard Laporte à la tête de l’équipe de France.Avec une mission : redonner une âme au jeu à la française.

S’il est, semble-t-il, fallacieux d’attribuer au signal SOS la signification de Save our souls, soit « Sauvez nos âmes », il n’en reste pas moins que priorité est, à l’heure actuelle, d’aider l’équipe de France à retrouver une âme, une identité. SOS sélectionneur donc, puisqu’il s’agit de confier les Bleus à une personnalité suffisamment forte pour leur permettre de renouer avec le « jeu à la française », ce fameux « french flair » que l’on n’a presque jamais vu durant cette Coupe du monde. Si la décision ne sera officialisée que dans trois semaines, c’est Philippe Saint- André qui, selon nos informations, devrait être intronisé sélectionneur de l’équipe de France. Un temps pressentis, Guy Novès et Fabien Galthié seraient, pour l’instant, distancés.

La rigueur de Laporte

Quelle que soit son identité, le successeur de Bernard Laporte aura en tout cas devant lui un chantier d’importance, car s’il est une chose qu’on ne peut pas enlever à l’actuel patron des Bleus, c’est bien la discipline et la rigueur qu’il a su inculquer. Jadis indisciplinés, bagarreurs et brouillons, les Français sont désormais des monstres de sang-froid, capables contre les Blacks, par exemple, d’être hachés menu pendant les dix minutes finales sans céder un pouce de terrain ni, surtout, commettre de faute. Le pendant de cette rigueur a sans doute résidé dans le fait que Bernard Laporte a bridé l’imagination et la créativité des Bleus, mais lui reprocher l’organisation défensive mise en place contre les Anglais serait un peu facile, après coup, tant cette option tactique avait fait ses preuves contre les All Blacks. Laporte, parce qu’il a perdu contre les Britanniques, a eu tort samedi, mais il avait eu raison la semaine précédente contre les All Blacks, et les deux fois il s’en est fallu de très peu, d’une cuillère sur Clerc ou d’un en-avant oublié.

Renouer avec le « french flair »

De l’héritage Laporte, il ne faut donc pas remettre en cause cette rigueur défensive nouvelle ; il est, en revanche, nécessaire de la conserver sans brider cette créativité qui fait l’essence du « jeu à la française ». Qui mieux que Philippe Saint-André peut incarner ce trait d’union entre la culture traditionnelle du rugby hexagonal et la discipline défensive toute britannique ? Nul n’est besoin de rappeler qu’il est, par sa relance, à l’origine de l’« essai du siècle », selon le Sunday Times, en Nouvelle-Zélande en 1991, pour savoir que Saint-André est l’un des plus beaux représentants du « french flair ». Manager des Sharks de Sale depuis 2005 après avoir été celui de Gloucester notamment, le « Goret » connaît ainsi bien la rugueuse défense des Britanniques. Ce sera donc à lui, normalement, de combiner les deux savoir-faire, pour que, la prochaine fois, et même s’ils perdent, les Bleus le fassent avec panache.

 

J.B.G.

 

Les Boks sont bien là !

Champions du monde en 1995, les Sud- Africains ont écrasé l’Argentine avant-hier (37-13) et disputeront aux Anglais un deuxième titre suprême.

Ils s’appelaient Australie, Nouvelle-Zélande ou France. Tous étaient donnés favoris à l’ouverture de cette Coupe du monde, et tous regarderont la finale à la télévision. Seule l’Afrique du Sud, elle aussi candidate crédible au statut de championne du monde, a su tenir son rang sans faire de bruit mais en sachant être sérieuse en défense, et en profitant à plein des fantastiques possibilités offertes notamment par Bryan Habana, qui, s’il marque samedi, entrera dans l’histoire comme étant le seul meilleur marqueur de l’histoire d’une Coupe du monde, et par Percy Montgomery, son métronome et buteur.

Pas gagné d’avance

Mais la finale, face à l’Angleterre, ne devrait pas ressembler à la balade qu’avait été le match de poule (victoire 36-0 des Springboks). Sans Wilkinson, blessé, et rapidement privé de Robinson, le XV de la Rose avait été fantomatique, et a repris, depuis, du poil de la bête. Ses avants, notamment, pourraient faire très mal à des Sud-Africains qui ont souffert dans ce secteur de jeu face aux Argentins dimanche. Face au métier et au vice des Britanniques, il faudra tout le courage et le talent des hommes de Jake White. Une seule chose est sûre : samedi soir, l’Angleterre ou l’Afrique du Sud rejoindra l’Australie (championne en 1991 et en 1999) au rang des nations ayant remporté deux fois la Coupe du monde.

 

Jean Berthelot de la Glétais

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